Que vous soyez amateur, pro, pré pubère ou moribond, DMC vous propose de venir taper la grosse arsouille, sur l’un des plus beaux parcours de course jamais créé :
Le Trophée de la Grand' Bouche
Le but du jeu :
Une folle course contre la montre, en solo ou en groupe, sur un parcours particulièrement long et épuisant, avec des bords de prés, du grand largue, du plat, du clapot, et des vagues. Ce parcours, à faire uniquement par vent de Sud Est, est d’une longueur d’environ 26 kilomètres.
Le seul instrument de contrôle qui nous permettra de valider votre run sera un GPS que vous prendrez avec vous et qui, au final, se verra dépouillé des précieuses informations qui prouveront que vous aurez bien effectué l’intégralité du parcours. DMC vous prête un GPS, dispo sur simple appel au 06 16 43 57 72.
Le parcours :
Au départ du Centre nautique, remontez tranquillement (en pointillés noirs sur la carte) jusqu’à l’ile aux mouettes. A moins de 100m au nord est de l’île, vous apercevrez une paire de balises verte et rouge délimitant le chenal de Port Napoléon. Elles matérialiseront la ligne de départ. C’est vous qui choisissez le top départ.
Après avoir franchi la ligne de départ tribord amure (bouée rouge sur votre droite), il vous faut remonter au vent. Coincé entre, à l’est, le grand parc à moules, et à l’ouest, les hauts fonds du Pégoulier, vous aurez à passer ensuite au vent du grand parc et foncer plein Est, toujours au près, en direction du creux de la Gracieuse. (Les meilleurs d’entre vous auront fait ce premier secteur en 20 minutes). Là, vous devrez traverser la pointe de la Gracieuse à pied, avec l’aile au zénith, barre à main gauche et la board sous le bras droit.
Le point de passage est précis : Coté anse de Carteau, vous devrez atterrir tout de suite après la dernière des plus grandes dunes. Là, vous remonterez à pied, tribord amure, en direction de la pleine mer. Une fois arrivé sur l’autre rive, vous devrez chercher l’épave d’un petit cargo échouée au bord de l’eau (dont seules la proue et la poupe émergent). Cette épave n’est pas visible de loin. Vous ne l’apercevrez qu’en arrivant à environ 60m du rivage pleine mer. Vous devrez vous remettre à l’eau à l’est de l’épave (a gauche). Ensuite, il vous faudra faire un petit bord de 100 à 200 m environ, tribord amure.
Au moment opportun, il faudra jiber, passer bâbord amure entre les deux morceaux de l’épave, et filer au beau milieu des vagues, en direction de l’embouchure qui se trouve à 7 kilomètres au sud ouest (navigation plein travers). Sur ce tronçon, si vous décidez de raser le bord, attention aux pécheurs et baigneurs Passez au vent de la zone de baignade surveillée (en été seulement).
A environ 2km avant l’embouchure, faut faire demi tour ne cherchez pas de bouée à jiber, y’en a pas !!! Par contre, il va vous falloir trouver un repère à terre. Il s’agit d’un alignement de rochers perpendiculaires à la plage, et qui constituent une ligne virtuelle en mer. Dès que vous passez cet alignement de rochers, jibez au taquet et retour full speed vers la pointe de la Gracieuse.
Au bout de ce grand bord de retour, après avoir négocié le passage de l’épave comme bon vous semble, au lieu de couper la pointe à pied, vous la contournerez en naviguant. Cap au nord-est dans un premier temps, puis jibe et cap au nord-ouest, jusqu’à passer sous le vent de la pointe (attention pêcheurs et pas d’eau !!).
Une fois la pointe passée, cap au sud ouest pour viser l’angle sud du grand parc à moules, et passer une dernière fois au vent de celui-ci. Ensuite, grosse descente au vent arrière en direction de la ligne de départ qui fait aussi office d’arrivée. Le dernier bord jusqu’au franchissement de la ligne se fera sous l’amure que vous voudrez. Vous devrez passer entre les deux bouées. Le top arrivée se fera à ce moment précis.
Le parcours de la Mise en bouche :
Pour les moins téméraires d’entre nous, DMC a validé un second parcours, dit de la Mise en bouche. Il est plus petit (13kms). Voici son tracé : Sur la première demi heure, il est identique à son grand frère, jusqu’à la fin de la traversée à pieds de la plage. Arrivé en vue de l’épave (coté plein mer), vous vous mettrez à l’eau non pas à gauche, mais à la droite de celle-ci. Car à partir de là, vous tournez le dos à l’embouchure du Rhône, et vous restez donc tribord amure pour filer plein largue en direction de la pointe de la Gracieuse. Votre trace doit être identique à celle de la Grande bouche, et ce jusqu’à la ligne d’arrivée.
Pour les moins téméraires d’entre nous, DMC a validé un second parcours, dit de la Mise en bouche. Il est plus petit (13kms). Voici son tracé : Sur la première demi heure, il est identique à son grand frère, jusqu’à la fin de la traversée à pieds de la plage. Arrivé en vue de l’épave (coté plein mer), vous vous mettrez à l’eau non pas à gauche, mais à la droite de celle-ci. Car à partir de là, vous tournez le dos à l’embouchure du Rhône, et vous restez donc tribord amure pour filer plein largue en direction de la pointe de la Gracieuse. Votre trace doit être identique à celle de la Grande bouche, et ce jusqu’à la ligne d’arrivée.
Les dangers :
Ils sont multiples et loin d’être anodins. Aussi, si le trophée existe, c’est bien parce que certains d’entre nous ont déjà effectué le parcours. Ils ont essayé plusieurs options et ont pesé chacun des risques encourus. A ce titre, aucun des membres du bureau de DMC ne peut être tenu responsable de quelque incident ou accident pouvant survenir à un candidat ou à un tiers. Le fait que nous évoquions l’existence de ce parcours dans les pages de notre site, et qu’il y aura en fin de saison un classement, n’oblige pour autant personne à tenter l’aventure, dès lors qu’il n’a pas les compétences requises pour exécuter le parcours en s’accordant la marge de sécurité nécessaire. Il n’y aura à la fin de l’année aucune autre récompense que le plaisir d’avoir effectué ce parcours. Bien que la vitesse soit déterminante, elle n’est pas une fin en soi, et du premier au dernier, tous mériteront le respect de leurs pairs.
Ils sont multiples et loin d’être anodins. Aussi, si le trophée existe, c’est bien parce que certains d’entre nous ont déjà effectué le parcours. Ils ont essayé plusieurs options et ont pesé chacun des risques encourus. A ce titre, aucun des membres du bureau de DMC ne peut être tenu responsable de quelque incident ou accident pouvant survenir à un candidat ou à un tiers. Le fait que nous évoquions l’existence de ce parcours dans les pages de notre site, et qu’il y aura en fin de saison un classement, n’oblige pour autant personne à tenter l’aventure, dès lors qu’il n’a pas les compétences requises pour exécuter le parcours en s’accordant la marge de sécurité nécessaire. Il n’y aura à la fin de l’année aucune autre récompense que le plaisir d’avoir effectué ce parcours. Bien que la vitesse soit déterminante, elle n’est pas une fin en soi, et du premier au dernier, tous mériteront le respect de leurs pairs.
Ceci étant précisé, voici les points chauds du parcours, repérés sur la carte de A à L :
A - Attention, au sud de la zone de départ, il y a une vielle structure métallique immergée dans moins d’un mètre d’eau. Si vous tombez dessus, cette épave peut vous fracasser les arpions et/ou vous arracher les ailerons.
B - Formellement interdit de naviguer à l’intérieur du parc à moules.
C – Réserve de chasse et de pêche. Navigation dans les hauts fonds interdite.
D – Accostage dangereux. Nombreux blocs immergés et objets coupants dans le sable (verres, coquillages…)
E – Traversée du cordon de sable : Première partie très glissante dans les herbes, parsemées de divers objets…Ne pas partir trop toilé, risque de vol plané sur la plage. Ne pas s’épuiser à courir n’importe comment. Le gain est minime par rapport au risque encouru, de plus, vous arriverez de l’autre coté complètement essoufflé, et il vous faudra récupérer avant de repartir à l’eau.
F – Attention à l’épave échouée en bord de plage !!
G – Si vous prenez l’option navigation en bord de plage, vous courrez le risque de toucher les bancs de sable. De plus, en cas de chute, c’est atterrissage immédiat sur la plage jonchée de troncs d’arbres plus ou moins gros. En clair, c’est une option risquée.

La Plage Napoléon par Sud-est
H – Présence de pécheurs à la ligne. Passez au moins à 100 m du bord de plage. De juin à Septembre, zone de baignade en face du poste de secours, et matérialisée par des bouées jaunes distantes de la plage de 300m !!! Interdiction formelle de naviguer dans les bouées. Prenez soin de caper bien avant d’arriver sur zone. Sur toute la longueur de la plage, attention aux baigneurs dans les vagues.
I – Zone de jibe. Peu profond (entre 0.5m et 2 mètres), et s’il y a des pêcheurs en bord de plage, restez à 100m d’eux. Pour décider du moment du jibe, mieux vaut faire 10 mètres de trop vers l’ouest, sinon votre run ne sera pas validé en cas de non dépassement de la ligne de jibe.
H – G – F : Mêmes dangers qu’à l’aller !!!!
J – N’allez pas trop loin vers le nord-est, ça ne sert à rien et les gros cargos de Fos croisent à 500m devant.
K – Attention, bancs de sable, pas d’eau, et quelques fois, des pêcheurs !!!!
L – Attention, zone du Pegoulier !! C’est surement sur ce tronçon que vous atteindrez votre vitesse max. Mais gare aux pièges multiples!!! Pas d’eau, piquets immergés et filets de pécheurs !!!! Concentration visuelle maximum !!!
Quelques conseils :
A l’issue de votre run, vous n’aurez qu’une envie : Revendre pas cher votre cuisse arrière pour en trouver une autre, d’occase, en bon état. Le Trophée de la Grand’ Bouche est un parcours fatiguant, et les derniers hectomètres vont vous faire hurler de douleur. Pour vous donner un ordre d’idée, j’ai pu réaliser, le 16 juillet, par 25 nds de S.E., en 11² tribal 2 et planche directionnelle 205x45, un chrono d’ 1h03. Notre cher président, Marco, le même jour a mis sensiblement le même temps avec une 11² tribal 2, et un surf no straps. Marek, quant à lui, toujours le même jour, a accompli le run (officieux car sans GPS) en 1h06 avec son twin tip. Les GPS ce jour là ont affiché des vitesses max de 34.5 nds en TT et 28.1nds en directionnelle…
La planche : A priori, il vaut mieux partir en directionnelle, gage d’un confort accru. Même si en théorie, un TT va plus vite, et passe dans presque pas d’eau, la directionnelle vous permettra de retarder le moment de l’amputation d’une des deux jambes. Ses défauts, ailerons un poil plus profonds (ramassage d’algues flottantes), vitesse inférieure, jibe plus technique, et portage à la Gracieuse plus chiant. Mais on ne sait jamais, un certain vice champion du monde de speed prétend, non sans une certaine insolence, me mettre un boulevard avec son TT…..La guerre serait elle déclarée ? Cela y ressemble !!!
L’aile : Comme tout bourrin qui se respecte, vous serez tentés de toiler plus, voire trop. Ce n’est pas la bonne solution. Car au passage de la pointe de la gracieuse, si vous êtes en 14² dans 30 nds, vous ne toucherez plus terre (ou du moins, pas forcément avec les pieds…). La même erreur pourrait également vous couter cher en Bétadine, en cas de perte de contrôle au ras de la plage Napoléon. Restez donc raisonnable, et comme on vous l’a appris, ne vous surestimez jamais.
Le bonhomme : On vous l’a pas dit, mais vous l’avez peut être deviné : Il n’y a aucune sécu organisée sur le parcours. Votre meilleure sécu, c’est vous !!!
Voici quelques tuyaux :
Le GPS : Nous utilisons tous le GARMIN Foretrex 201. Donc à l’heure actuelle, nous ne savons pas si un autre GPS que celui-ci pourra être délogué. Pour en acheter un, en vente sur le web autour de 150 euros. - Casque et veste flottante fortement recommandées.
- Partez si possible à deux ou trois. Même si vous n’aurez pas les mêmes vitesses de croisière, c’est plus sympa, et surtout en cas de pépin, vous vous aidez mutuellement.
- Si à défaut vous partez seul, prévenez un copain au départ sur le spot. Dites lui vers quelle heure vous serez de retour.
- Un téléphone portable dans un préservatif pourra vous éviter, en cas de casse matos, de rentrer à pied.
- Si vous renoncez en cours de route, ne naviguez pas n’importe comment, ni sur la zone des cargos de Fos, ni à l’embouchure (courant et no man’s land), ni sur la zone de baignade de la plage Napoléon.
Publication des chronos :
L’idée est de créer sur notre site web une page spéciale "Trophée de la Grand’ Bouche", sur laquelle apparaitront tous les conseils, les conditions de réalisation du parcours, un plan, et surtout un classement des riders qui, après vérification et validation des traces GPS, auront effectué une ou plusieurs fois le run (ne seront affichés que les deux meilleurs chronos de chacun). Il y aura un classement différent par type de planche (TT, surf ou directionnelle) Ces tableaux donneront des indications sur l’identité du rider, la date, le choix du matos, ainsi qu’un commentaire à chaud du rider…

En fin d’année, sera organisé un Banquet des Grandes Bouches, banquet à l’occasion duquel nous célèbrerons les plus véloces d’entre nous, dans chaque catégorie de planche. En cette occasion, plusieurs titres honorifiques seront décernés :
HOMMES
Meilleur chrono : Grande Bouche Suprême.
2eme meilleur temps : Trou du Cul étanche.
3eme meilleur temps : Apprenti eunuque.
FEMMES
Meilleur chrono : Etoile Filante.
2eme meilleur temps : Blonde palmée
3eme meilleur temps : Grosse connasse.
JUNIORS
Meilleur chrono : Speedy Bronzalez.
2eme meilleur temps : Face de boutons.
3eme meilleur temps : Pamper’s addict

S’il vous arrive de ressembler à ça, attendez encore un peu avant de tenter le coup…



